France : Journée d’actions contre les abus psychiatriques de la CCDH

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Samedi 29 octobre : journée d’action contre les abus de la psychiatrie (traitements inhumains et dégradants, contention, chambre d’isolement, électrochocs etc.).

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme (CCDH) reçoit de nombreux témoignages de personnes internées sous contrainte. Afin de faire l’écho de ce qui se passe derrière les murs des hôpitaux psychiatriques, les membres de la CCDH ont manifesté ce samedi dans le » centre ville d’Angers d e16h à 17h30.

Des milliers de personnes se font hospitaliser sous contrainte dans ces hôpitaux. Rien qu’à Ville-Evrard, près de 1.350 personnes y sont internées chaque année.

La CCDH reçoit de nombreux témoignages d’internements abusifs et de mauvais traitements. A l’hôpital d’Épinay-sur-Seine, la situation est particulièrement préoccupante : certains patients reçoivent des électrochocs (sismothérapie), et ce même si la famille s’y oppose.

Le traitement par électrochoc, ou sismothérapie, consiste en des décharges électriques de 100 à 200 volts à travers le cerveau. Il s’agit d’un « traitement » extrêmement violent et barbare qui peut causer de nombreux troubles physiques et mentaux.

Les informations transmises par les Commissions départementales des soins psychiatriques (CDSP) de Seine-Saint-Denis et du Val d’Oise révèlent d’importants abus.

Selon la loi, les procédures d’internements en cas d’urgence ou de péril imminent doivent être utilisées à titre exceptionnel car elles présentent moins de garanties pour les patients :

- En cas d’urgence, un seul certificat médical est nécessaire, au lieu de deux établis par deux médecins différents dans le cadre d’une admission à la demande d’un tiers (article L.3212-3) ;

- En cas de péril imminent, l’accord de la famille ou des proches n’est absolument pas requis (art. L.3212-1 II 2°).

Cependant, en Seine-Saint-Denis, plus de 75% des hospitalisations sous

contrainte sont des mesures de péril imminent ou d’urgence. Quant au Val

d’Oise, leur utilisation atteint 77% ! Ces procédures sont utilisées

majoritairement en totale contradiction avec les textes de loi.

La CCDH tient à rappeler que la psychiatrie fait l’objet de nombreux rapports et mises en garde de la part d’autorités comme le Contrôleur général des lieux de privation de libertés, le Comité contre les traitements inhumains et dégradants du Conseil de l’Europe ou encore l’ONU.

Dans son dernier rapport, le Contrôleur général des lieux de privation et de liberté constatait que 7 droits fondamentaux sont régulièrement bafoués dans les hôpitaux psychiatriques français, il souligne également la banalisation des pratiques de contention et d’isolement :

« Les médecins se légitiment en promettant que c’est pour le bien des patients alors que l’efficacité de ces techniques n’est pas prouvée. » [Extrait du rapport].

Au vu de cette situation alarmante, la CCDH manifestera ce samedi et sollicitera les autorités de santé de Seine-St-Denis et du Val d’Oise pour que davantage de contrôles soient pratiqués dans les hôpitaux.

Le non-respect de la loi et des droits les plus fondamentaux, les pratiques inhumaines et dégradantes doivent cesser. La CCDH continuera son combat afin que les droits de l’homme et la loi soient enfin respectés dans un domaine où ils ont trop souvent été bafoués.

Pour toute information, contactez la Présidente de l’association, Mylène Escudier au 06.67.56.88.04 ou visitez le site de l’association : www.ccdh.fr

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